Jeunesse: La Jeunesse (troublée) (AQA A-Level French): Revision Notes
Jeunesse: La Jeunesse (troublée)
Aspects négatifs
Une jeunesse perdue et frustrée
- Mathieu Kassovitz, dans son film, cherche à montrer la vie dans les cités à travers un groupe précis : les jeunes.
- Kassovitz met l'accent sur leurs actions, dépeignant une jeunesse dans la cité comme étant perdue, frustrée et irrespectueuse.
- Les jeunes sont également incapables de communiquer avec les adultes, qu'il s'agisse de la police, du public ou des journalistes. La violence et le conflit deviennent leurs seuls moyens d'expression.
- Le langage qu'ils emploient est souvent péjoratif et grossier.
- Ils se montrent agressifs et incapables de se contrôler, comme dans la scène à l'hôpital, où un policier agit de manière gentille mais où Vinz réagit violemment, entraînant une escalade rapide de la situation. Cette scène illustre l'irrationalité des trois jeunes.
- Leur seule manière de s'affirmer est de recourir à la violence et à l'agression. Enfermés dans un environnement de pauvreté, de drogues et de négativité, ils ne peuvent pas envisager un autre mode de vie.
Le manque de modèles masculins
- Les jeunes doivent se protéger eux-mêmes et leurs familles, comme c'est particulièrement visible avec Hubert.
- En l'absence de modèles disciplinaires, ils deviennent violents, agressifs, et incapables de contrôler leurs émotions.
- Ils agissent de manière maladroite et semblent ne pas connaître les règles de la société dans laquelle ils évoluent.
- Nordine est le seul modèle masculin que l'on aperçoit, bien qu'il soit peu développé dans le film.
La scène avec les journalistes
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Dans cette scène, les jeunes apparaissent d'abord ennuyés, illustrant l'inactivité qui caractérise les banlieues. Cela met en lumière l'oisiveté et la paresse associées à ces lieux.
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Cependant, la confrontation avec les médias révèle aussi une agressivité entre les journalistes et les jeunes. Vinz insulte les journalistes, tandis qu'Hubert commente avec sarcasme : « On n'est pas à Thoiry. »
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Les jeunes se sentent provoqués par les journalistes, notamment lorsque ceux-ci leur demandent s'ils ont participé aux émeutes ou brûlé des voitures. La scène où Vinz montre son arme
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Cette scène illustre à quel point Vinz vit une jeunesse troublée. Il aspire à agir comme un gangster et à défier les forces de l'ordre.
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Avec l'arme en main, Vinz gagne en confiance. Il se sent supérieur et pense être « en mission » pour « rétablir la balance ». Même Saïd reconnaît cette transformation en disant : « Avec un truc comme ça, t'es le Boss dans la cité. »
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Sa frustration envers les policiers est évidente, et son incapacité à communiquer avec eux le pousse à envisager la violence comme seule solution. Il promet de tirer sur un policier si Abdel meurt.
La scène à l'hôpital
- Les interactions entre la police et les jeunes dégénèrent rapidement, même lorsqu'un policier essaie d'être gentil.
- Dans cette scène, Vinz manifeste une grande agressivité envers la police, en lançant des provocations comme « Sors tonne flingue ! », et en insultant le policier en le traitant de « connard ».
- Hubert tente de calmer Vinz, mais Saïd réagit aussi avec agressivité, criant « On bouge pas ! » au policier, même si Samir souligne que ce dernier « ne fait que son boulot ».
Aspects positifs
Respect et protection envers leurs proches
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Malgré leur comportement parfois troublé, certains aspects positifs émergent, notamment le respect que Vinz montre envers sa grand-mère, Saïd envers sa sœur, et Hubert envers sa mère. Ils ont tous un désir de protéger leurs familles.
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Hubert, bien que perçu comme un boxeur et un dealer, est aussi un pacifiste attentif aux besoins de sa famille. À plusieurs reprises, il tente de calmer Vinz et aide sa mère à payer les factures. La drogue comme échappatoire
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Le trafic de drogue leur permet de gagner de l'argent, de subvenir aux besoins de leurs familles, et d'échapper temporairement à la dure réalité de leur environnement.